
Quand on parle de musique camerounaise, un mot revient toujours : makossa. Mais d’où vient ce rythme qui fait se lever les salles, des cabarets de Douala aux soirées de la diaspora à Paris, Bruxelles ou Montréal ?
Le makossa est né à Douala, chez les Sawa, au bord du Wouri. Son nom vient du duala « kossa », un cri lancé pour encourager les danseurs, et « makossa » signifie à peu près « la danse ». Le genre puise dans les rythmes traditionnels sawa comme l’ambasse bey, puis s’enrichit au contact du highlife, de la rumba congolaise et du jazz.
Ce qui fait la signature du makossa, c’est une ligne de basse ronde et bavarde, une guitare solo claire qui répond au chant, des cuivres et des chœurs qui portent le refrain. Le tout sur un tempo qui donne envie de bouger dès les premières mesures.
En 1972, « Soul Makossa » de Manu Dibango fait découvrir le mot au monde entier et devient l’un des morceaux africains les plus repris de l’histoire. Dans les années 1980, le makossa domine les ondes d’Afrique centrale et de l’Ouest, et une génération d’artistes camerounais en fait un véritable art populaire.
Emile Kangue fait partie de ces voix qui ont fait vivre le makossa et continuent de le transmettre. Pour découvrir ou redécouvrir son répertoire, rendez-vous sur la page Musique, ou écoutez-le directement sur Spotify, Apple Music et Deezer.
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