
Chaque mardi, nous mettons à l’honneur un titre ou un album d’Emile Kangue. Pour commencer cette série, impossible de passer à côté de la chanson qui revient dans toutes les conversations quand on parle de lui : « Dikom Lam La Moto ».
Sorti en 1980, « Dikom Lam La Moto » s’est vendu à plus de 50 000 exemplaires et a valu à Emile Kangue un disque d’or. Pour un titre de makossa à l’époque du vinyle, c’est un chiffre qui dit tout : la chanson est passée des bars et des salles de Douala aux platines des familles, au Cameroun comme dans la diaspora.
Plus de quarante ans après, beaucoup de fans présentent encore Emile Kangue comme « la voix de Dikom Lam La Moto ». C’est souvent le premier titre que l’on fait écouter à quelqu’un qui découvre son répertoire.
Les grands titres du makossa de cette période reposent sur quelques piliers : une ligne de basse qui donne envie de bouger, des guitares qui tissent la mélodie, des chœurs qui répondent au chanteur et une voix qui raconte. Emile Kangue, bassiste avant tout, connaît ce langage de l’intérieur. En réécoutant « Dikom Lam La Moto », prenez le temps de suivre la basse : c’est elle qui porte la danse.
« Dikom Lam La Moto » ouvre la porte d’un répertoire bien plus large. Les années 80 ont aussi donné « Sumwa Mulema » et « Diba Di Titi Etom », sans oublier « Black Styl Mwassa », l’hymne du groupe Black Styl, ou « Halom », l’une de ses rares compositions en bassa. Et la discographie continue jusqu’à Come Back (Makossa Old School), son dernier album paru en 2020.
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